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VISITER LE PORTUGAL EN CAMPING-CAR: UN ITINÉRAIRE COMPLET

Source : les actualités du site « Le Monde du Camping-Car »

Article suivant le courrier d'un lecteur du 19/01/2022


Michel, lecteur du Monde du Camping-Car, nous raconte son grand voyage au Portugal. Une traversée du pays du nord au sud, avec des conseils de visites et des comptes-rendus d’étapes, sur les aires d’accueil ou ailleurs…


Ce grand périple m’a amené de l’Espagne au Portugal et retour par l’Andalousie et la côte méditerranéenne. Un « grand périple », car il n’y a pas d’autre mot pour qualifier ce long voyage de plus de 4.600 km entrepris à l’été 2018.


Zamora: il faut s’y arrêter

Parti de Bordeaux le 12 juillet, ma première étape fut pour le parking du centre commercial RIO de Valladolid, pour la nuit. Le lendemain, sur les conseils de mon guide Michelin, je me décide de faire une halte à Zamora. Quelle riche idée, car en plus d’avoir eu l’excellente idée d’aménager une aire très calme et bien équipée en dehors de branchement électrique, dans un cadre super agréable, même si cela manque un peu d’entretien, mais en fin de compte, l’ambiance est plutôt nature et cela me convient tout à fait.

Autres qualités et pas des moindres, elle est gratuite et à 800m du centre historique. Quelle belle cité. Non seulement il y a de très beaux monuments à visiter, mais en plus, tout le centre historique a été restauré. Eglises, cathédrale et autres palais sans oublier ses ruelles et maisons typiques, les moulins à huile d’olive sur le Duero, la forteresse et j’en passe. Ne pas s’arrêter à Zamora serait une grossière erreur.

Bragance, très agréable

Ma première étape portugaise sera pour Bragance. Cette ville a eu la riche idée d’installer une aire pour nous recevoir, bien équipée à l’exception de branchement électrique, les parkings sont en terrasses, et juste au pied de la citadelle et du vieux bourg ceint de remparts et très calme.

Le tour du village est très agréable dans le dédale de ses vielles ruelles tortueuses et fleuries parfois pentues. Ne pas oublier la visite du donjon, mais surtout la petite église dont le plafond en bois décoré est un chef d’œuvre. Puis il faut descendre jusqu’à la petite ville qui ne manque pas d’intérêt.

Braga et ses orgues

Etape suivante à Chavès pour le déjeuner. En fait, il suffit que j’aperçoive un donjon pour que cela me donne envie de faire escale. Difficile de se garer ici, et en plus, c’est dimanche, beaucoup de monde pour aller aux nombreux restaurants qui bordent le paséo. La petite ville s’étend sur les rives du rio Tamega et offre de belles demeures, de vieilles rues dans le haut de la ville autour du promontoire où siège le donjon. Arrêt nocturne sur un terrain vague à Cerdeirinas, et réveil en plein brouillard. De nouveau le bitume qui m’amène à Braga. Il y a un parking en bas de la ville, juste au bord du rio Este, pas très grand, pas très plat, mais gratuit. La visite de cette ville ne peut laisser indifférent. Très animée, beaucoup de monde ici, de très beaux immeubles, palais, églises, la grande esplanade où l’on doit s’attabler à la terrasse du café Vianna pour un rafraîchissement ou un café et admirer le spectacle du bassin aux splendides jeux d’eau, mais ne surtout pas oublier d’aller visiter la cathédrale où l’on peut admirer, dans un décor des plus baroques, les orgues, somptueux instruments, et au nombre de 6 ! Je n’avais jamais vu un tel assemblage. Dommage, je n’aurai pas la chance d’en apprécier la sonorité.


Guimaraès: étapes improvisées

A 19h30, j’étais à Guimaraès, la ville nous gratifie d’une aire avec les services indispensables, mais on n’y trouve que 3 places, complètes… Je m’arrête juste à coté, sur un très grand terrain vague, où se prépare une grande fête. Les manèges sont en pleine installation, mais la nuit qui sera très calme. Le lendemain, je me déplace et je trouve un grand parking, gratuit, juste aux pieds du castillo. Que demande le peuple? Va pour la visite, superbes points de vue du haut des remparts, puis, c’est au tour du palais des ducs de Bragance. Magnifique édifice médiéval, superbement meublé, dont j’admire les voûtes et charpentes. Puis, descente dans la vieille ville. Très beaux immeubles, église, la place avec tous ses restaurants et cafés, ses ruelles, de beaux souvenirs.


Visite de Porto

Après le déjeuner, je prends la route pour ma prochaine étape, ce sera Porto. Grâce à une application mobile, je trouve un parking tranquille, mais difficile à trouver et peu accessible aux gros camping-cars. On y accède effectivement des rues étroites. Je suis à Vilanova de Gaia, au dessus des entrepôts des grandes et nombreuses marques de vin de Porto… bien sûr. Il est préférable, si possible d’y arriver tôt le matin ou en fin d’après-midi car le site est très couru des travailleurs locaux. Une rue très pentue me mène, à 900m environ, directement sur les quais où se trouvent les entrepôts, beaucoup de monde et d’animations. Après une nuit très calme, je me lance pour la visite de la cité de Porto et je choisis de m’y rendre en empruntant le télécabine qui me monte jusqu’en haut du pont métallique qui enjambe le Douro, traversé par le tram et qui me mènera directement au centre historique. Je ne vais pas décrire tout ce qui pourrait intéresser les voyageurs, la liste serait trop longue, mais c’est une superbe ville. Il faut ensuite redescendre sur les quais de Porto pour admirer les vieilles façades, les terrasses des cafés et restaurants bondés. Hélas, le ciel restera couvert et relativement frais.

Étape à Estarreja

J’ai voulu passer la nuit à Porto, car il y a une aire pour camping-caristes, elle se situe dans le parc biologique, mais il n’y a que 7 places, c’est loin du centre historique, et en plus, ce parking était complet. J’ai donc repris la route et j’ai trouvé « chaussure à mon camping-car », à Estarreja à 40km, une aire des plus agréables, beau cadre et même s’il n’y a que 7 places, c’est gratuit, électricité comprise. Les emplacements ne sont pas immenses, mais barrés par des bloqueurs. Il suffit d’aller demander la clef au bar à 100m, ainsi, les automobiles ne peuvent s’y garer à notre détriment.


Aveiro et Coïmbra

Le 19 juillet, j’arrive en début d’après midi à Aveiro. Parking sauvage face à l’ancienne fabrique de céramique et à un bout de canal. Visite de cette ville au charme évident, un petit air de Venise avec ses canaux, ici, pas de gondole, mais des embarcations très colorées. La ville est très agréable et offre de belles visites. J’y ai passé la nuit sans aucune gène. Le lendemain, arrivée sur la vaste aire de Coïmbra.

Emplacements très étroits, et de nombreux camping-cars sont là. L’endroit est sympathique, au bord du rio Mondego, beau parc avec beaucoup d’activités et à 1km du centre historique. Services minimum, eau propre, vidanges diverses, peu pratique et pas d’électricité, mais c’est gratuit. La visite de la ville sera très sympathique, beaucoup de beaux immeubles anciens, église, palais…

Une aire à Costa de Lavos

Après une nuit calme, j’ai pris la direction de la mer et j’ai jeté mon dévolu sur la petite ville de Costa de Lavos. L’aire est gratuite, plutôt agréable, les emplacements très corrects, très calme (si l’on ne tombe pas sur une camping-cariste avec 3 chiens qui aboient à longueur de journée), super bien équipée, car nous sommes à 100m de la très belle plage, et il y a toilettes, douches, en plus de la plateforme de vidanges et de ravitaillement en eau potable. J’y ai passé le week-end. Inconvénient, les matinées brumeuses et beaucoup de vent.


Nazaré: un peu déçu

Le 23 juillet, à l’heure du déjeuner, j’arrive à Nazaré. Pas d’aire pour nous, mais deux parkings pentus jusqu’à l’indécence, disposés sur la falaise qui domine la ville et sa splendide plage. De là, on peut descendre jusqu’au fort posté face à la mer sur une falaise. Sur la droite, il y a également une superbe plage, mais là aussi, c’est assez venté. Après la visite de l’église et du petit village perché, je descends en ville par le funiculaire (2,90€ A/R). Belle promenade le long de la plage puis à l’intérieur du bourg, ce qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, les immeubles, à quelques exceptions près, relèvent plus du village de pêcheurs dont on aurait au cours des siècles, rehaussé les maisons. Pas un charme fou pour mon goût, mis à part la petite église au pieds du funiculaire. Depuis le parking, j’avais repéré des camping-cars stationnés sur le chemin, le long de la plage nord. Je m’y suis rendu et j’ai pu y passer la nuit sans problème. J’y suis resté la journée, plage, malgré un temps capricieux et un vent fort.

Peniche: une belle aire d’étape

Le lendemain, nouvelle étape, c’est à Peniche que j’ai posé mes pneus, sur l’aire suggérée par une appli mobile. Très bon accueil, super bien équipée, 60 places, comprenant tous les services et même plus (avec suppléments), lavage des camping-cars, aspirateur, douches, lave-linge, sèche-linge, barbecue, salon TV… et l’aire est sécurisée et entourée de murs, clos la nuit. Tarif : 5€ par jour et 8€ avec l’électricité.

J’ai fait le presque tour de la presqu’île à vélo, mais ici aussi, temps très nuageux et beaucoup de vent relativement frais, la température ne monte guerre plus de 24/25°C, et c’est le cas depuis mon entrée au Portugal. Dommage, mais j’ai espoir de trouver de meilleures conditions climatiques en descendant… Mis à part deux belles églises et la côte très accidentée, la ville est assez sympa, la forteresse fermée pour restaurations, et une grande fête se prépare aux abords.

Mafra: l’étape et la visite

Jeudi 26 juillet, reprise de la route pour Mafra. La petite ville nous a concocté une aire très sympa, qui compte « officiellement », 6 places, assez confortables, sur bitume, originalité, le branchement électrique est gratuit… ainsi que les vidanges eaux grises et WC mais le ravitaillement en eau, lui, est payant.

Le palais-monastère-basilique est à 300m, somptueuse visites, et la petite ville très sympa. A noter, il y a un supermarché à 200m de l’aire.


Sintra: palais en série

Direction Sintra où je me pose sur un petit parking en centre ville, en bas du centre historique et du palais Nacional. Mais, attention, accès inadapté aux grands véhicules, je déconseille aux camping-cars de plus de 7 mètres. De plus, par expérience, il vaut mieux y arriver le soir tard, ou tôt le matin, car très prisé et pas facile d’y manœuvrer dès qu’il y a du monde.

Très beau centre historique, très animé, et la visite du palais Nacional enchante, mais beaucoup de monde, à voir aussi le parc de la Libertad en redescendant. Puis, le lendemain, je me suis rendu au Palais Da Pena, route très escarpée et un monde… difficile de stationner sur la route, étroite et heureusement à sens unique, mais, et, je ne le verrai qu‘en repartant, il y a un parking pour les camping-cars un peu après l’entrée du palais en redescendant… Visite du magnifique parc, mais attention, il y a 3 visites distinctes possibles, et ce ne sont pas les même billets: Parc, Palais, chalet de la comtesse d’Edla. De plus, juste à coté, il y a le château des Maures (castelo dos mouros). Le Palais Da Pena est somptueux, si l’extérieur mériterait un bon coup de peinture, l’intérieur laisse sans voix. La décoration, le mobilier, sont exceptionnels. Une visite à ne surtout pas négliger. La suite, c’est le château des Maures, il vaut mieux être en forme et ne pas sortir d’un bon repas, car cela monte, le site est très escarpé, mais du haut, quel point de vue tout autour…


Le superbe palais de Quéluz

Dans la soirée, je suis stationné à Quéluz, dans une avenue large et assez tranquille pour la nuit, la police est passée, mais n’a rien dit. Le lendemain, je me rends au Palais, un grand parking lui fait face. J’en avais fait la visite en 1981 lors d’un premier voyage et j’en gardais le souvenir d’un palais assez dégradé. Là, m’attendait un belle surprise, l’ensemble des pièces ont été magnifiquement restaurées, le parc, très beau, est en cours de travaux dans certaines parties. Superbe visite donc.

Stationnement à Lisbonne